* sentence : parole, courte maxime, proposition qui renferme une vérité frappante, une moralité ; une décision quelconque .
** Confucius : philosophe chinois, ~ - 555 à ~- 479, dont les enseignements et les idées, recueillis par ses disciples, ont influencé toute la civilisation de la Chine jusqu'à nos jours .
***Schiller : Poète et auteur dramatique allemand, 1759- 1805, il était convaincu que seul l'effort individuel vers le beau et le bien peut amener l'humanité sur la voie du progrès plus efficacement que l'action politique et sociale .
" Le cours du temps se divise en trois parties :
l'avenir, qui arrive lentement ;
le présent, qui fuit avec la rapidité d'une flèche ;
le passé , qui est inébranlable* .
Nulle impatience ne hâte la marche de l'avenir .
Nulle crainte, nul doute n'arrête la fuite du présent .
Nul repentir, nulle évocation ne fait mouvoir** le passé .
Si tu veux accomplir heureusement le voyage de la vie,
Prends l'avenir pour conseil et non pour l'instrument de ton œuvre ;
Ne fais pas du présent ton ami, ni du passé ton ennemi ."
Schiller
* inébranlable : qui ne peut être ébranlé, c'est- à- dire modifié , affaibli, atteint, transformé, mis en mouvement .
** mouvoir : faire agir, faire changer, mettre en mouvement, transformer .
Conseil : Après avoir pris connaissance des concepts [idées, notions générales envisagées] présentés ci-dessus par Schiller, il serait très formateur, bénéfique pour accroître, développer, stimuler votre capacité de représentation dans l'espace et surtout dans le temps, que vous réalisiez, construisiez une ébauche schématique[un dessin qui donnera les grandes lignes du texte ], une synthèse qui permette, d'un seul coup d'œil, d' apporter au lecteur une aide pour intégrer immédiatement dans son esprit, l'ensemble du message de l'auteur de cette sentence . Nous vous proposerons un schéma commenté dans un prochain billet .
Fidèlement vôtre, avec tout notre dévouement, Esiobreg , petite sœur de Gerboise .
mercredi 6 octobre 2010
jeudi 30 septembre 2010
Je vois ! j'imagine, je me représente fort bien ce dont il s'agit... ; vu, de mes yeux vu *... !
.
Vous pouvez réaliser un clic gauche sur l'image, ci-contre à gauche, de Gerboise pour atteindre le blog : SAVOIRS ET RÉFLEXIONS ; sur ce dernier ,vous pourrez en cliquant sur la petite sœur Esiobreg, revenir au point de départ : le blog LIRE, ÉCRIRE ... sur lequel vous êtes actuellement .
* J'ai vu, de mes yeux vu ! l'ai-je vraiment vu ? ; ce pléonasme (redondance : caractère de ce qui apporte une information déjà obligatoirement donnée sous une autre forme ; expression formée de mots dont l'un possède un sens entièrement contenu dans l'autre) a été popularisé par une scène du Tartuffe de Molière . Le témoignage oculaire, exprimé avec redondance, est destiné à accréditer un fait peu croyable .
Dans le Propos d'Alain ,[ Émile Chartier, philosophe français, 1868-1951 ; plus qu'un créateur de système philosophique, Alain, à l'exemple de Socrate, philosophe grec, -470,-399 , a voulu être un maître à penser et un éducateur] que nous allons reproduire en expliquant certains mots au fil du texte, vous allez pouvoir comprendre et vous rendre compte de toute la richesse de ce verbe VOIR . Les notions qui émergent du texte d'Alain nous permettrons d'aborder dans un prochain billet le sens profond du verbe OBSERVER . C'est à partir des observations réalisées grâce au sens de la vision, que nous pourrons apprendre à décrire les phénomènes, les objets, les êtres vivants et les êtres humains en particulier .
Voici le Propos d'Alain : Voir, dans Manuscrits inédits, sans date .
" On peut regarder des photographies, afin de voir en souvenir ce qu'elles représentent .
Mais, même dans ce cas, on ne peut pas dire que l'on voit . Rien ne remplace la chose vue ; car toutes ces images sont faites pour être vues, et déjà arrangées (les prises de vue résultent d'un choix qui aurait pu être différent; le cadrage de cette photographie aurait pu mettre en valeur un autre aspect de la situation ...) ; tandis que le monde est difficile à voir (à apprécier, à interpréter, à comprendre) et admirable à voir . Une immense variété (de situations qui changent de nature à chaque orientation du regard) se présente, multipliée et modifiée par le mouvement des yeux, de la tête et du corps .
Chaque petit déplacement de notre corps donne (permet d'envisager ) un monde nouveau ; chaque instant du jour donne un monde nouveau ; tout aspect naît et meurt en même temps, et tout recommence . Aussi n'est-ce pas peu de choses que voir ( la plupart du temps notre regard ne s'attarde pas, ne s'arrête pas à chaque étape fugitive du déroulement de l'action, sauf si un fait particulier survient et attire notre attention) .
Voir c'est évaluer (c'est porter un jugement sur la valeur, la nature, les conséquences ... etc.), comparer (examiner les rapports de ressemblance et de différence), conjecturer ( juger, avoir une opinion fondée sur des probabilités ou de simples apparences) ; c'est mettre tout en place, se tromper, se détromper, essayer, vérifier .
Le calcul (l'appréciation, l'estimation) , la pénétration (de l'esprit ;aptitude à approfondir les choses), la sagacité (clairvoyance, discernement, perspicacité) , l'expérience, la décision y sont réunis .
C'est une pensée qui ne se soutient que par vitesse et prudence réunies ;
-si vous flânez tout s'écroule ;
-si vous jugez trop vite tout s'écroule .
Les choses ne se mettent en place et n'y restent que par une justesse d'esprit décidée (ferme, résolue ;déterminée d'une façon stricte) , hardie (audacieuse, entreprenante) et circonspecte (qui prend garde à ce qu'elle fait) .
Il y a de la retenue (de la modération, de la modestie, un certain empire sur soi-même: un savoir se dominer) dans la vision, une violence retenue (qui ne doit pas se laisser aller, qui doit être maîtrisée) qui occupe tout le corps . Car les muscles orientent les yeux et commentent en même temps les images par mille mouvements réprimés .
C'est ainsi que l'on saisit le monde .
Le toucher est facile ; il n'emplit que la main ; il garde .
Voir est difficile . Voir ne garde pas ; qui voit n'a pas le temps de retenir ; qui voit saisit et perd sans cesse .
Voir emplit les yeux et tout le corps comme le torrent emplit son lit ."
Nous pensons qu'il est nécessaire de beaucoup réfléchir, un crayon à la main, sur ce propos d'Alain, plein de provocation, d' incitation " à VOIR " , à REGARDER .
Observer, décrire une certaine réalité [dans son entendement ou/et sur une feuille de papier] celle qui apparaît à votre esprit à un moment donné et qui sera différente de celle qui précède et de celle qui suit , fera l'objet d'une prochaine analyse riche et passionnante dans notre blog .
Fidèlement vôtre, avec tout notre dévouement, Esiobreg, petite sœur de Gerboise .
Vous pouvez réaliser un clic gauche sur l'image, ci-contre à gauche, de Gerboise pour atteindre le blog : SAVOIRS ET RÉFLEXIONS ; sur ce dernier ,vous pourrez en cliquant sur la petite sœur Esiobreg, revenir au point de départ : le blog LIRE, ÉCRIRE ... sur lequel vous êtes actuellement .
* J'ai vu, de mes yeux vu ! l'ai-je vraiment vu ? ; ce pléonasme (redondance : caractère de ce qui apporte une information déjà obligatoirement donnée sous une autre forme ; expression formée de mots dont l'un possède un sens entièrement contenu dans l'autre) a été popularisé par une scène du Tartuffe de Molière . Le témoignage oculaire, exprimé avec redondance, est destiné à accréditer un fait peu croyable .
Dans le Propos d'Alain ,[ Émile Chartier, philosophe français, 1868-1951 ; plus qu'un créateur de système philosophique, Alain, à l'exemple de Socrate, philosophe grec, -470,-399 , a voulu être un maître à penser et un éducateur] que nous allons reproduire en expliquant certains mots au fil du texte, vous allez pouvoir comprendre et vous rendre compte de toute la richesse de ce verbe VOIR . Les notions qui émergent du texte d'Alain nous permettrons d'aborder dans un prochain billet le sens profond du verbe OBSERVER . C'est à partir des observations réalisées grâce au sens de la vision, que nous pourrons apprendre à décrire les phénomènes, les objets, les êtres vivants et les êtres humains en particulier .
Voici le Propos d'Alain : Voir, dans Manuscrits inédits, sans date .
" On peut regarder des photographies, afin de voir en souvenir ce qu'elles représentent .
Mais, même dans ce cas, on ne peut pas dire que l'on voit . Rien ne remplace la chose vue ; car toutes ces images sont faites pour être vues, et déjà arrangées (les prises de vue résultent d'un choix qui aurait pu être différent; le cadrage de cette photographie aurait pu mettre en valeur un autre aspect de la situation ...) ; tandis que le monde est difficile à voir (à apprécier, à interpréter, à comprendre) et admirable à voir . Une immense variété (de situations qui changent de nature à chaque orientation du regard) se présente, multipliée et modifiée par le mouvement des yeux, de la tête et du corps .
Chaque petit déplacement de notre corps donne (permet d'envisager ) un monde nouveau ; chaque instant du jour donne un monde nouveau ; tout aspect naît et meurt en même temps, et tout recommence . Aussi n'est-ce pas peu de choses que voir ( la plupart du temps notre regard ne s'attarde pas, ne s'arrête pas à chaque étape fugitive du déroulement de l'action, sauf si un fait particulier survient et attire notre attention) .
Voir c'est évaluer (c'est porter un jugement sur la valeur, la nature, les conséquences ... etc.), comparer (examiner les rapports de ressemblance et de différence), conjecturer ( juger, avoir une opinion fondée sur des probabilités ou de simples apparences) ; c'est mettre tout en place, se tromper, se détromper, essayer, vérifier .
Le calcul (l'appréciation, l'estimation) , la pénétration (de l'esprit ;aptitude à approfondir les choses), la sagacité (clairvoyance, discernement, perspicacité) , l'expérience, la décision y sont réunis .
C'est une pensée qui ne se soutient que par vitesse et prudence réunies ;
-si vous flânez tout s'écroule ;
-si vous jugez trop vite tout s'écroule .
Les choses ne se mettent en place et n'y restent que par une justesse d'esprit décidée (ferme, résolue ;déterminée d'une façon stricte) , hardie (audacieuse, entreprenante) et circonspecte (qui prend garde à ce qu'elle fait) .
Il y a de la retenue (de la modération, de la modestie, un certain empire sur soi-même: un savoir se dominer) dans la vision, une violence retenue (qui ne doit pas se laisser aller, qui doit être maîtrisée) qui occupe tout le corps . Car les muscles orientent les yeux et commentent en même temps les images par mille mouvements réprimés .
C'est ainsi que l'on saisit le monde .
Le toucher est facile ; il n'emplit que la main ; il garde .
Voir est difficile . Voir ne garde pas ; qui voit n'a pas le temps de retenir ; qui voit saisit et perd sans cesse .
Voir emplit les yeux et tout le corps comme le torrent emplit son lit ."
Nous pensons qu'il est nécessaire de beaucoup réfléchir, un crayon à la main, sur ce propos d'Alain, plein de provocation, d' incitation " à VOIR " , à REGARDER .
Observer, décrire une certaine réalité [dans son entendement ou/et sur une feuille de papier] celle qui apparaît à votre esprit à un moment donné et qui sera différente de celle qui précède et de celle qui suit , fera l'objet d'une prochaine analyse riche et passionnante dans notre blog .
Fidèlement vôtre, avec tout notre dévouement, Esiobreg, petite sœur de Gerboise .
jeudi 23 septembre 2010
La lecture :un moyen efficient*de prendre conscience du monde des choses et des êtres qui nous entoure,des mondes anciens de toutes les époques** .
** de l' histoire de l'humanité depuis la Préhistoire .
" Nos connaissances sont les " germes " ([ la semence] , les sources, les point de départ, les fondements) , de nos productions " a dit* avec justesse Buffon, naturaliste et écrivain français, 1707-1788, intendant du jardin du roi [actuellement Muséum national d'histoire naturelle] ,dans son immortel Discours sur le style , discours prononcé à l'Académie française le jour de sa réception le 25 Août 1753 .
Voici le paragraphe dans son intégralité :
* " Pourquoi les ouvrages de la nature sont-ils si parfaits? C'est que chaque ouvrage est un tout, et qu'elle travaille sur un plan éternel dont elle ne s'écarte jamais; elle prépare en silence les germes de ses productions; elle ébauche par un acte unique la forme primitive de tout être vivant; elle la développe, elle la perfectionne par un mouvement continu et dans un temps prescrit. L'ouvrage étonne; mais c'est l'empreinte divine dont il porte les traits qui doit nous frapper. L'esprit humain ne peut rien créer; il ne produira qu'après avoir été fécondé par l'expérience et la méditation; ses connaissances sont les germes de ses productions: mais s'il imite la nature dans sa marche et dans son travail, s'il s'élève par la contemplation aux vérités les plus sublimes, s'il les réunit, s'il les enchaîne, s'il en forme un tout, un système par la réflexion, il établira sur des fondements inébranlables des monuments immortels. "
Le talent ne se crée pas . " Il se transfuse toujours par infusion ", ajoute non moins justement Gustave Flaubert, qui avait tout lu . Rousseau, avant d'écrire, avait lu et relu Montaigne et Plutarque . Bossuet possédait à fond la Bible et les pères de l'Église .
L'immense lecture de Montaigne dans ses "Essais " est proverbiale . Il écrivait et parlait le latin avant d'aborder le français . Chateaubriand avoue qu'il relisait sans cesse Bernardin de Saint-Pierre ...
Tous les grands écrivains proclament la nécessité de lire, et de bien lire . La lecture est la base de l'art d'écrire .
Sans doute on peut trouver des exceptions, des exemples de génie, un Georges Sand s'improvisant écrivain .
Profitable à tous les grands talents, dont elle a formé la personnalité vigoureuse, à plus forte raison, la lecture est-elle nécessaire à nous, les derniers venus et les ordinaires ; nous avons tant besoin de fortifier notre inspiration (souffle créateur qui anime les artistes, les chercheurs dans tous les domaines et les sciences en particulier) , d'aider notre culture, et d'étendre, d'alimenter, de transformer nos idées .
Pour nous tous, le champ de notre imagination est en friche (se dit de ce qu'on laisse sans soin, inemployé, et spécialement d'un esprit dont on a négligé de développer les dons) ; il peut produire ; mais il faut qu'il soit labouré . C'est presque toujours après une lecture que se déclarent les vocations littéraires, parce que c'est par elle, " la lecture ", que notre esprit s'ouvre aux multiples ressources de l'art d'écrire . Elle nous les montre mises en pratique ; elle nous révèle les moyens d'exécution ; elle nous fait voir comment on traite une situation difficile, comment on met de l'émotion dans ses phrases, comment on varie ses expressions . Tour à tour passent devant nos yeux des scènes réussies, des descriptions fortes, des dialogues parfaits, les adresses de l'esprit, les procédés du style , les effets identiques obtenus par des arrangements différents, les exemples des styles les plus opposés, les infinies combinaisons d'une science appliquée par des tempéraments dissemblables . Les finesses de notre intelligence s'éveillent ; notre imagination est entretenue dans un état de verve (inspiration vive, fantaisie créative, manifester son esprit, être plus brillant qu'à l'ordinaire ) ; l'assimilation s'opère . C'est une longue création, une seconde nature qui nous vient, l'éclosion motivée et féconde de nos qualités natives (intrinsèques,naturelles, non acquises) .
On peut affirmer que l'homme qui ne lit pas est incapable de connaître ses forces, et ignorera toujours ce qu'il peut produire .
On ne saurait trop le répéter : il faut lire, toujours lire . Méfiez-vous de ceux qui disent : " Je ne veux rien connaître ; je ne veux rien lire : la nature me suffit " . ceux-là risquent de ne jamais rien produire de bon et de refaire sans cesse ce qui a été fait ; car on avouera au moins que la lecture nous met en garde contre les sujets et les procédés déjà exploités .
Vous voulez savoir si vous aurez du talent ? Lisez . Les livres vous l'apprendront .
Vous écrivez, mais vous voilà arrêté ? Lisez . Les livres vous redonneront l'inspiration .
Lisez quand vous voudrez écrire ; lisez quand vous saurez écrire ; lisez quand vous ne pourrez plus écrire .
Le talent n'est qu'une assimilation .
Il faut lire ce que les autres ont écrit, afin d'écrire soi-même pour être lu .
La lecture dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide (chrysalide : nymphe, deuxième stade de la métamorphose des insectes lépidoptères , passage de la larve au papillon ; déchrysalide : image indiquant la sortie d'un état de latence,d'un état en germe vers un état accompli, opérationnel) l'intelligence et met en liberté l'imagination .
Je sais (je connais) des littérateurs de mérite qui ne se mettent jamais au travail sans avoir lu quelques pages d'un grand écrivain, moyen excellent pour retrouver l'inspiration .
La lecture est un grand secret . Elle apprend tout, depuis l'orthographe jusqu'aux constructions de phrases .
La lecture, c'est une façon de lire, de saisir et d'assimiler les connaissances, donc de connaître, c'est-à-dire de comprendre, en interprétant : au sens propre, un texte donné ; au figuré, le réel perçu .
(à suivre)
Fidèlement vôtre, Esiobreg .
Profitable à tous les grands talents, dont elle a formé la personnalité vigoureuse, à plus forte raison, la lecture est-elle nécessaire à nous, les derniers venus et les ordinaires ; nous avons tant besoin de fortifier notre inspiration (souffle créateur qui anime les artistes, les chercheurs dans tous les domaines et les sciences en particulier) , d'aider notre culture, et d'étendre, d'alimenter, de transformer nos idées .
Pour nous tous, le champ de notre imagination est en friche (se dit de ce qu'on laisse sans soin, inemployé, et spécialement d'un esprit dont on a négligé de développer les dons) ; il peut produire ; mais il faut qu'il soit labouré . C'est presque toujours après une lecture que se déclarent les vocations littéraires, parce que c'est par elle, " la lecture ", que notre esprit s'ouvre aux multiples ressources de l'art d'écrire . Elle nous les montre mises en pratique ; elle nous révèle les moyens d'exécution ; elle nous fait voir comment on traite une situation difficile, comment on met de l'émotion dans ses phrases, comment on varie ses expressions . Tour à tour passent devant nos yeux des scènes réussies, des descriptions fortes, des dialogues parfaits, les adresses de l'esprit, les procédés du style , les effets identiques obtenus par des arrangements différents, les exemples des styles les plus opposés, les infinies combinaisons d'une science appliquée par des tempéraments dissemblables . Les finesses de notre intelligence s'éveillent ; notre imagination est entretenue dans un état de verve (inspiration vive, fantaisie créative, manifester son esprit, être plus brillant qu'à l'ordinaire ) ; l'assimilation s'opère . C'est une longue création, une seconde nature qui nous vient, l'éclosion motivée et féconde de nos qualités natives (intrinsèques,naturelles, non acquises) .
On peut affirmer que l'homme qui ne lit pas est incapable de connaître ses forces, et ignorera toujours ce qu'il peut produire .
On ne saurait trop le répéter : il faut lire, toujours lire . Méfiez-vous de ceux qui disent : " Je ne veux rien connaître ; je ne veux rien lire : la nature me suffit " . ceux-là risquent de ne jamais rien produire de bon et de refaire sans cesse ce qui a été fait ; car on avouera au moins que la lecture nous met en garde contre les sujets et les procédés déjà exploités .
Vous voulez savoir si vous aurez du talent ? Lisez . Les livres vous l'apprendront .
Vous écrivez, mais vous voilà arrêté ? Lisez . Les livres vous redonneront l'inspiration .
Lisez quand vous voudrez écrire ; lisez quand vous saurez écrire ; lisez quand vous ne pourrez plus écrire .
Le talent n'est qu'une assimilation .
Il faut lire ce que les autres ont écrit, afin d'écrire soi-même pour être lu .
La lecture dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide (chrysalide : nymphe, deuxième stade de la métamorphose des insectes lépidoptères , passage de la larve au papillon ; déchrysalide : image indiquant la sortie d'un état de latence,d'un état en germe vers un état accompli, opérationnel) l'intelligence et met en liberté l'imagination .
Je sais (je connais) des littérateurs de mérite qui ne se mettent jamais au travail sans avoir lu quelques pages d'un grand écrivain, moyen excellent pour retrouver l'inspiration .
La lecture est un grand secret . Elle apprend tout, depuis l'orthographe jusqu'aux constructions de phrases .
La lecture, c'est une façon de lire, de saisir et d'assimiler les connaissances, donc de connaître, c'est-à-dire de comprendre, en interprétant : au sens propre, un texte donné ; au figuré, le réel perçu .
(à suivre)
Fidèlement vôtre, Esiobreg .
mardi 14 septembre 2010
Nul,à aucun moment de sa vie,surtout dans sa jeunesse,ne peut parvenir à l'épanouissement *,au rayonnement **de sa personne,sans effort et sans peine.
* épanouissement : le fait de s'épanouir, se développer librement dans toutes ses possibilités .
** rayonnement : action de rayonner, émettre une influence heureuse , éclat excitant, admiration, qui émane d'une personne .
Considération majeure devant être prise en compte avant de poursuivre votre cheminement (avance lente et progressive) dans les pages de notre blog , qui est également le vôtre [vous pourrez faire des commentaires à la fin de chaque billet] .
Avant de commencer à aborder avec vous, jeunes lecteurs, notre "aventure intellectuelle ", qui va nous entraîner, nous [ Esiobreg] également, sur des chemins parfois difficiles, contraignants, mais toujours passionnants et fructueux, nous devrions réfléchir au parcours de ces "Hommes de la Préhistoire " et à toutes les vicissitudes (choses bonnes et mauvaises, événements heureux et surtout malheureux, qui se succèdent dans la vie ), les infortunes (malheurs ) qui [ par rapport à toutes celles sans communes mesures, et que nous acceptons parfois avec difficultés et réticences ,(témoignages de réserve dans les comportements) ], ont été particulièrement dures dans un monde toujours impitoyable .

Depuis l'époque, les temps très anciens, où la vie apparut sur notre globe - dans un passé très éloigné, il y a environ un milliard et demie d'années - tout ce qui vit n'a jamais cessé d'évoluer (de progresser) . Et il serait illogique (déraisonnable, contradictoire par rapport aux faits, aux observations, aux expériences) de s'imaginer que la loi générale de l'évolution ne s'applique pas à l'homme ; au contraire, du point de vue biologique, son apparition par une autre voie que celle de l'évolution est absolument, scientifiquement, inconcevable .
Il doit son existence ( l'homme) à toute une longue série d'ancêtres ; si un seul maillon de cette chaîne avait manqué, l'homme ne serait pas ce qu'il est .
Nous savons à l'heure actuelle, avec une certitude fondée sur une riche moisson de preuves, que l'homme est le fruit d'une évolution qui se chiffre par des centaines de milliers de siècles et que son origine est liée au règne animal .
La voie lentement suivie par l'homme, lorsqu'il commença à se différencier (être caractérisé par telle ou telle différence) de ses lointains ancêtres animaux, fut infiniment longue et complexe . Ce fut un chemin de misère et de souffrance, d'endurance et d'opiniâtreté (d'une persévérance tenace dans ses résolutions, ses actes et ses comportements) , de défaites et de victoires .
Parfois il se perd, comme enfoui sous le sable . Nombre de ses tronçons (fractions de restes fossiles de divers gisements géographiques et temporels) suscitent jusqu'à présent maintes (de nombreuses) discussions scientifiques, alors que pour d'autres, tout doute a disparu .
Mais en tout état de cause, une chose est bien certaine :
Quiconque prendra connaissance de ce chemin, ne fût-ce que par une rapide esquisse ( première forme qui sert de guide...) , ne concevra aucune amertume (sentiment durable de tristesse mêlée de désillusion) de son humble origine .
Bien au contraire, il sera fier d'être de ceux à qui rien n'a jamais été donné sans peine et, qui ont dû, dès leur premiers pas, conquérir tout par eux-mêmes, à force de ténacité, de réflexion et de travail .
A bientôt, sincèrement à vous, Esiobreg .
dimanche 12 septembre 2010
Apprendre à se cultiver* . Coup de chance heureux , privilège** ou nécessité *** ?
" La Culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié " [E. Herriot]
" Il ne faut pas confondre Culture et Savoir (...) et bien plus qu'en la connaissance, la Culture consiste peut-être en certaine disposition à la connaissance " [ J. Guéhenno]
Qu'est-ce qu'un esprit cultivé ?
C'est celui qui a traversé un grand nombre d'apprentissage de la réflexion, et qui peut regarder d'un grand nombre de points de vue " .
* se cultiver : s'instruire, consacrer son temps à se construire, s'épanouir ; s'enrichir, former son esprit, son intelligence . S'intéresser à quelque chose en y consacrant son temps, ses soins ; former une faculté par l'éducation, enfin modeler, façonner, discipliner son esprit .
** privilège : avantage que confère, donne, quelque chose .
*** nécessité : bien dont on ne peut se passer ; dont l'existence, la possession, la présence est requise pour répondre au discernement (capacité de l'esprit à juger clairement et sainement des personnes et des choses) de quelqu'un .
La Culture ! N'est-ce pas un des " biens " parmi les plus précieux (??) que vous pouvez acquérir par vous-même ?
Le but de la culture, c'est la pleine réalisation de toutes les virtualités (virtuel : qui est à l'état de simple possibilité ; qui a en soi toutes les conditions essentielles à sa réalisation) , les potentialités (les possibilités ) humaines .
La culture : caractère ou qualité d'une personne cultivée, c'est-à-dire chez qui l'étude et la réflexion ont développé les capacités intellectuelles, soit en général [culture générale] , soit dans un domaine particulier [ culture littéraire, mathématique, philosophique ... ] .
" Quand on m'annonce une Bibliothèque de Culture générale, je cours aux volumes, croyant bien y trouver de beaux textes, de précieuses traductions, tout le trésor des Poètes, des Politiques, des Moralistes, des Penseurs . Mais point du tout : ce sont des hommes forts instruits, et vraisemblablement cultivés, qui me font part de leur culture .
Or la culture ne se transmet point , elle se conquiert .
Être cultivé c'est, en chaque ordre, remonter à la source et boire dans le creux de sa main, et non dans une coupe empruntée ."
Alain, Propos sur l'éducation .
" Instruction : des pierres dans un sac
" Culture : une graine dans un pot
" Si grand le sac et nombreuses les pierres, rien n'y pousse .
" Si modeste la graine et si petit le pot, cela germe, croît et fleurit .
Et c'est parce que les esprits sont des sacs ou des pots, qu'il arrive qu'on rencontre plus de culture chez un cordonnier de village que sous la toque d'un professeur de Sorbonne . "
Chapelan Maurice, 1906-1992 .

" Un bon esprit cultivé est, pour ainsi dire, composé de tous les esprits des siècles précédents "
Fontenelle,Philosophe et poète français, 1657-1757, neveu de Corneille . Il publia les Entretiens sur la pluralité des mondes (1686),élégant ouvrage de vulgarisation scientifique . Élu à l'Académie française (1691), puis à l'Académie des sciences (1697) il perpétua ( perpétuer : faire durer toujours ou longtemps) dans ses Éloges des académiciens et ses Préfaces, rédigés en un style d'une élégante clarté, cette alliance de la science et de la littérature qui lui assura une audience considérable :
" L'ignorant l'entendit, le savant l'admira " [Voltaire] .
Professant avec hardiesse sa foi dans le progrès, Fontenelle apparaît bien comme un précurseur des philosophes du XVIIIe siècle .
" Il y a pas d'hommes cultivés, il n'y a que des hommes qui se cultivent . "
Cette remarque plus que réaliste, fameuse et étonnante formule, est d'un maréchal de France et académicien : Ferdinand Foch . Anathématisée (condamnée avec force) par les uns comme un jeu d'esthètes (esthète, celui qui sent, qui goûte la beauté de l'art ; esthétique : science du beau dans la nature et dans l'art ; conception particulière de la beauté) , révérée (révérer : porter un grand respect ; considérée) par les autres comme l'expression la plus haute dans l'échelle des valeurs du génie humain, la culture a ceci d'exceptionnel qu'elle est l'apanage (ce qui est propre, ce qui est inhérent, essentiel à la nature de quelqu'un ou de quelque chose) de tous et que plus on lui emprunte (on lui prend un tour, une astuce, une tournure,une idée, un concept, une conception, une opinion même , dont on peut tirer un parti original) et plus elle s'enrichit .
A la différence de la science, elle n'abandonne rien, ne renie ( renier :renoncer à ce à quoi on aurait dû rester fidèle) rien, et
~la sève de ses plus anciens rameaux continue toujours à nourrir ses jeunes pousses ~.
Nous pouvons nous rendre compte qu'il est tout à la fois facile et plaisant d'enrichir son langage parlé et écrit .
Sous ce rapport (ce point de vue) , le livre demeure un moyen essentiel de se cultiver puisqu'il permet à distance, dans le temps ou dans l'espace, de savoir ce qu'on pensé, cru (croire) , ressenti (ressentir : éprouver, apprécier l'effet de ... ) nos semblables et de réfléchir, de juger, de vibrer à l'unisson ( ensemble) . La multiplication des moyens d'information et de transmission met à la portée de tous les grandes œuvres littéraires comme les textes les plus triviaux ( pluriel de trivial :commun, ordinaire) , le vocabulaire le plus élaboré ( préparé mûrement par un long travail de l'esprit) et la langue la plus châtiée (dont le style de langage est rendu plus correct, plus pur) .
Quel tri opérer dans tout ce qui nous est offert ?
Comment aborder le domaine linguistique, choisir ses lectures, prononcer tel mot savant, connaître le sens de telle locution (groupe de mots fixé par la tradition ou ayant la même fonction qu'un mot) latine ? Tout cela peut s'acquérir durablement par une démarche qui contient sa fin en soi (résultat cherché pour lui-même) :
Se cultiver en se divertissant, se divertir en se cultivant .
à suivre ...
Sympathiquement et attentivement vôtre .
Esiobreg : La petite futée du désert ,votre collaboratrice .
(futée : qui est pleine de finesse, d'esprit critique, d'acuité [lucidité, clairvoyance, perspicacité, sagacité] ; qui sait déjouer les pièges de notre langue et des informations qui nous parviennent de toute part) .
mercredi 8 septembre 2010
Avoir ou Etre : est-il vraiment nécessaire et utile de choisir ? Voici posée une question plus que pertinente, appropriée... !
" Beaucoup de jeunes observent* ou ressentent** vaguement que la boulimie*** de l' ~avoir plus ~ étouffe chaque jour le souci**** d' ~être plus ~ " .
Robert Debré, médecin français, 1882-1978 ; ses travaux concernent , entre autres, les maladies infectieuses de l'enfant . Il fut à l'origine de la création de l' UNICEF ; membre de l'Académie des Sciences en 1961 . Son livre : Ce que je crois , est admirable .
La société de consommation qui entraîne, qui encourage les citoyens à posséder toujours plus, davantage, le réalise au détriment de l'individualité, du "Moi " véritable des gens, qui est oublié, camouflé par les nombreuses acquisitions inutiles .
L'essentiel est étouffé par le superflu .
* observent: car ils sont lucides, perspicaces en leur fort intérieur, leur conscience ;
** ressentent : devraient apprendre à ressentir ;
*** boulimie : l'avidité, ce désir insatiable de toute chose ; la convoitise, l'impatience ;
**** le souci : l'intéressement à ... ; parfois jusqu'à l'obsession [ce qui s'impose à l'esprit] , qui accapare tout le champ de la pensée ; la grande attention que l'on porte à faire quelque chose et la préoccupation d'agir dans le sens nécessaire ...
Ceci, cette réflexion, n'était qu'un simple rappel ,car je sais que vous êtes, malgré votre jeunesse , conscients de ce type d' impératif de l'existence, en notre monde !
Sincèrement vôtre, Esiobreg , la petite sœur de Gerboise .
P.S. :Vous pouvez aller voir le site de cette dernière en cliquant sur son image située au-dessus de celle d'Esiobreg, tout en haut à gauche de ce billet .
Robert Debré, médecin français, 1882-1978 ; ses travaux concernent , entre autres, les maladies infectieuses de l'enfant . Il fut à l'origine de la création de l' UNICEF ; membre de l'Académie des Sciences en 1961 . Son livre : Ce que je crois , est admirable .
La société de consommation qui entraîne, qui encourage les citoyens à posséder toujours plus, davantage, le réalise au détriment de l'individualité, du "Moi " véritable des gens, qui est oublié, camouflé par les nombreuses acquisitions inutiles .
L'essentiel est étouffé par le superflu .
* observent: car ils sont lucides, perspicaces en leur fort intérieur, leur conscience ;
** ressentent : devraient apprendre à ressentir ;
*** boulimie : l'avidité, ce désir insatiable de toute chose ; la convoitise, l'impatience ;
**** le souci : l'intéressement à ... ; parfois jusqu'à l'obsession [ce qui s'impose à l'esprit] , qui accapare tout le champ de la pensée ; la grande attention que l'on porte à faire quelque chose et la préoccupation d'agir dans le sens nécessaire ...
Ceci, cette réflexion, n'était qu'un simple rappel ,car je sais que vous êtes, malgré votre jeunesse , conscients de ce type d' impératif de l'existence, en notre monde !
Sincèrement vôtre, Esiobreg , la petite sœur de Gerboise .
P.S. :Vous pouvez aller voir le site de cette dernière en cliquant sur son image située au-dessus de celle d'Esiobreg, tout en haut à gauche de ce billet .
samedi 4 septembre 2010
Ecrire, dire ce qui nous vient à l'esprit est une véritable gageure*, un challenge**, un réel défi***.
* gageure : action, projet, opinion si étrange, si difficile, qu'on dirait un pari à tenir, un défi à relever .
** challenge : entreprise difficile dans laquelle on se lance pour gagner comme par défi .
*** défi : refus de s'incliner, d'abandonner, de remettre à plus tard ce qui doit être réalisé sur le champs ; incitation à participer à une entreprise jugée difficile .
" Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure .
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément . "
Boileau, L'Art poétique, 1674 .
** challenge : entreprise difficile dans laquelle on se lance pour gagner comme par défi .
*** défi : refus de s'incliner, d'abandonner, de remettre à plus tard ce qui doit être réalisé sur le champs ; incitation à participer à une entreprise jugée difficile .
" Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure .
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément . "
Boileau, L'Art poétique, 1674 .
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