samedi 30 juillet 2011

Mélodies de Pluie . Musique de relations et de sons naturels. Collection émeraude. http://www.origins.fr . Texte de Bruno Philip .



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" Enfin ! Il pleut ! Les plantes assoiffées, corolle courbée, n'en pouvaient plus d'attendre .

Les premières gouttes tombent, plates, espacées, jouant du xylophone à notes détachées .

Le sol pulvérulent en est tout moucheté, d'ocelles sombres presque aussitôt séchées .

Les feuillages s'agitent d'impatience fébrile, les oiseaux se sont tus, pour un temps tout semble suspendu . L'atmosphère s'est déjà rafraîchie, imprégnée d'ozone et de senteurs mouillées. Alors, satisfaite du prélude, la pluie fait son entrée de diva désirée . Elle accroche son diadème de perles aux feuilles des marronniers, sa rivière de diamants à celles des tilleuls .

Elle danse, voilée de transparence, pieds nus sur la prairie, courbant à peine l'herbe sous ses orteils tout ronds . Elle chante, accompagnée aux cordes de sa mandoline, une mélodie limpide aux harmonies cristallines.

Les fleurs lui crient des bravos, des mercis, des encore , lui envoient des baisers parfumés, debout, sur leur tige dressée .

Les rainettes des ruisseaux bondissent en coassant d'émois. Les escargots timides sortent de leur coquille, lui écrivent des poèmes de leur calligraphie appliquée .

Le Ciel lui-même sourit, écartant les nuages, et présente, à l'union du feu et de l'eau, l'anneau de l'arc-en-ciel septuple qui scelle son alliance avec tout être vivant .




BRUNO PHILIP




La musique de ce CD, harmonieuse, délicieuse, mérite d'être écoutée ; les bruits de la pluie qui tombe, les bruits du tonnerre qui gronde ... créent une ambiance ensorcelante, reposante, propice à la réflexion .




Esiobreg vous recommande d' écouter ces compositions musicales .



Fidèlement vôtre .

dimanche 24 juillet 2011

Grammaire : distinguer les compléments circonstanciels,de lieu[où],de temps[quand],de manière[comment],de cause[pourquoi],de but[fin],de moyen[biais]



Autres compléments circonstanciels qui peuvent se rapporter à la scène que représente cette image en dehors de ceux de lieu [où se situe-t-elle ? ] ; de temps [quand s'est-elle produite ?] ; de manière [ comment s'est-elle manifestée ?] .


- Complément circonstanciel de cause : pourquoi ?


N'exprime t-elle pas une manifestation de satisfaction au moment du départ de leurs amis (ies) , de leurs parents ?


- Complément circonstanciel de but : à quelle fin, pour quelle raison ?


N'est-ce pas pour montrer leur reconnaissance, leur bonheur ?


- Complément circonstanciel de moyen : par quel procédé ?


N'est-ce pas, en laissant deviner leur exubérance heureuse, en manifestant leur joie ?


Ces compléments donnent des informations sur la situation bien définie , la conjoncture, ici heureuse du contexte qui se présente .


Fidèlement vôtre, Esiobreg .






jeudi 21 juillet 2011

Aidant*:continuer,ne pas abandonner à la première difficulté,poursuivre ce qu'on a commencé,persister dans l'effort,persévérer avec courage,ténacité.

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* aidant : [ un contexte, parmi d'autres très nombreux et très variés, pouvant survenir dans la vie] personne qui assiste un être dépendant dans sa vie quotidienne et sa capacité à faire face , donc qui doit être capable de persévérance et de persistance, d'obstination , donc de poursuivre cette action, cette activité, ces efforts, avec efficacité.

Finesses, subtilités de la langue française . Le pouvoir des mots sur les comportements humains . Tout n'est pas équivalent et substituable, en particulier les différents termes dits Synonymes qui possèdent des sens parfois contradictoires , ne correspondant pas toujours à la réalité .

Persister : demeurer dans le même état , déterminé, inébranlable, dans ses idées et dans ses intentions ; poursuivre la même action, demeurer ferme dans sa résolution, son opinion . Persister suppose de l'énergie, quelquefois de l'opiniâtreté, et s'applique souvent à des actions particulières . S'obstiner dans ce que l'on fait, dans ce que l'on pense . Persister implique de ne pas renoncer, de ne pas cesser .

Persévérer : demeurer ferme et constant dans ce qu'on fait, ce qu'on pense ou ce qu'on veut . Durer, ne pas céder . S'accrocher, s'acharner, aller jusqu'au bout ; avoir de la suite dans ses idées . Persévérer ajoute à l'idée de continuer, de ne pas renoncer, de ne pas abandonner ; donc de réaliser ce que l'on fait sans jamais se décourager , l'idée de rester toujours dans le même état moral ou dans les mêmes dispositions .

Enfin , pour préciser le sens de ces termes, l'action de persister suppose de la fermeté ou de l'énergie ; celle de persévérer , de la constance : on persiste opiniâtrement , on persévère jusqu'à la fin .

Qui persiste ne faiblit ni ne cède ; qui persévère ne se lasse pas .

On persiste dans les choses où il y a lieu de montrer de la fermeté, dans une résolution ou une affirmation ; on persévère dans celles où patience et longueur de temps font tout .

Ce sont deux attitudes bien différentes pour atteindre un but , deux états d'esprit différents pour réfléchir .

Persister met en jeu la tension suprême . Mot d'ordre : " Il faut tenir " .

L'énergie ne se compte pas . Efforts, courage, obstination : toutes les valeurs qui ont " fait " l'Occident tel qu'il est encore maintenant [ pourvu que cela dure !] .

En regard la persévérance étend ses ailes . À la force massive vient tenir tête une énergie minimale, soutenue, il est vrai, par un allié inestimable : le temps . À l'encontre de tout souci de productivité, la perspective de finir ne compte pas . C'est une philosophie toute orientale : l'eau du torrent use la roche granitique de son lit, inexorablement [ y réfléchir].

Continuer :

Marque simplement le prolongement que l'on fait à une chose pour l' augmenter ou pour la rendre plus complète [ durer - se maintenir - demeurer] . Continuer, c'est faire en sorte que ce qui est commencé n'en reste pas là, qu' il y ait eu ou non interruption ; continuer marque simplement l'addition d'une nouvelle action .

Dans le sens de poursuivre, s'ajoute l'idée qu'on veut faire jusqu'au bout ce que l'on a dessein de faire, parfois au prix de quelque difficulté . Poursuivre une chose déjà commencée en prolongeant ; continuer est l'opposé de cesser . Poursuivre ajoute à continuer une idée de persévérance et de persistance ; poursuivre implique un effort pour essayer d'atteindre le but souhaité .


Tout ce qui précède, constitue un solide objet de réflexion sur lequel nous pourrons nous interroger par la suite, surtout pour ses conséquences dans l'analyse explicative des divers contextes rencontrés et particulièrement celui de " l'aidant " d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ou de tout autre fléau perturbant la santé de vos proches ou de votre propre personne.


Fidèlement vôtre , Esiobreg .

vendredi 15 juillet 2011

La Poésie, la Musique . Ecrit de Boileau .




Fête donnée en 1573 aux Tuileries par Catherine de Médicis

La Poésie, la Musique


La Poésie :

Quoi ! par de vains accords et des sons impuissants,
Vous croyez exprimer tout ce que je sais dire ?


La Musique :

Aux doux transports qu'Apollon vous inspire
Je crois pouvoir mêler la douceur de mes chants .


La Poésie :

Oui, vous pouvez, au bord d'une fontaine,
Avec moi soupirer une amoureuse peine,
Faire gémir Thyrsis, faire plaindre Climène .
Mais, quand je fais parler les héros et les dieux,
Vos chants audacieux
Ne me sauraient prêter qu'une cadence vaine :
Quittez ce soin ambitieux .


La Musique :

Je sais l'art d'embellir vos plus rares merveilles .


La poésie :


On ne veut plus alors entendre votre voix .



La musique :


Pour entendre mes sons, les rochers et les bois

Ont jadis trouvé des oreilles .


La poésie :

Ah! c'en est trop, ma soeur, il faut nous séparer .
Je vais me retirer :
Nous allons voir sans moi ce que vous saurez faire .


La musique :

Je saurai divertir et plaire ;

Et mes chants moins forcés n'en seront que plus doux .


La poésie :

Eh bien! ma soeur, séparons-nous .



La musique:


Séparons-nous
.


La poésie:

Séparons-nous .


Choeur des poètes et des musiciens .


Séparons-nous, séparons-nous .



La poésie:


Mais quelle puissance inconnue

Malgré moi m'arrête en ces lieux ?


La musique:

Quelle divinité sort du sein de la nue ?



La poésie :


Quels chants mélodieux

Font retentir ici leur douceur infinie ?


La musique:

Ah ! c'est la divine Harmonie

Qui descend des cieux !


La poésie :

Qu'elle étale à nos yeux

De grâces naturelles !


La musique :

Quel bonheur imprévu la fait ici revoir !



La poésie et la musique .


Oublions nos querelles :

Il faut nous accorder pour la bien recevoir .


Choeur des poètes et des musiciens .

Oublions nos querelles :

Il faut nous accorder pour la bien recevoir .



Chez Boileau, le poète et l'homme sont assez distincts . L'un se raconte par ses oeuvres, l'autre échappe davantage, à cause de ses oeuvres mêmes, dont il gardait l'esprit sans le caractère .

Cette poésie et cette musique, grâce à elles, un rayon de lumière merveilleux illumine le regard de ma mie [ma Doudoue], qui est toujours émue à leurs accents sonores : leurs paroles et leurs échos vibrants la sortent momentanément de son univers inconnu .
(Voir le billet du 13 Juillet 2011 de Esiobreg en cliquant sur l'image de la gerboise du bas, au sommet de la colonne de gauche . " Alzheimer, ou ... " dans lequel je donne les raisons de mon long silence sur mes deux blogs, Gerboise et Esiobreg) .


Fidèlement vôtre , Esiobreg .

vendredi 17 juin 2011

La nature : une promenade en forêt,ou une prise de conscience d'une certaine manière d'évoquer ses propres réflexions et ses relations avec le monde .

UN MATIN


Poésie de Emile Verhaeren ( 1855-1916 )



Dès le matin,par mes grand'routes coutumières (prises, empruntées d'ordinaire)
Qui traversent champs et vergers,
Je suis parti clair et léger,
Le corps enveloppé de vent et de lumière .


Je vais, je ne sais où. Je vais,je suis heureux ;
C'est fête et joie en ma poitrine ;
Que m'importent droits et doctrines , (les contraintes, entraves à la liberté; ne me pèsent pas, ne rentrent pas en ligne de compte)
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux ;


Je marche avec l'orgueil d'aimer l'air et la terre,
D'être immense et d'être fou (dans mes rêves,mon imagination,mes projets ...)
Et de mêler le monde et tout
A cet enivrement de vie élémentaire .

Oh ! les pas voyageurs et clairs des anciens dieux !
Je m'enfouis dans l'herbe sombre
Où les chênes versent leurs ombres
Et je baise les fleurs sur leurs bouches de feu .

Les bras fluides et doux des rivières n'accueillent ;
Je me repose et je repars (errer , aller à l'aventure sans but précis ; se manifester çà et là)
Avec mon guide,le hasard,
Par des sentiers sous bois dont je mâche les feuilles .

Il me semble jusqu'à ce jour n'avoir vécu
Que pour mourir et non pour vivre :
Oh ! quels tombeaux creusent les livres (influences des écrits dans lesquels les meilleurs esprits indépendants se "plongent " )
Et que de fronts armés y descendent vaincus !

Dites, est-il vrai qu'hier il existât des choses,
Et que des yeux quotidiens
Aient regardé, avant les miens ,
Se pavoiser les fruit et s'exalter les roses !

Pour la première fois, je vois les vents vermeils
Briller dans la mer des branchages (le vent,en faisant onduler les cimes des arbres, provoque cette impression de houle de la mer ...)
Mon âme humaine n'a point d'âge ;
Tout est jeune, tout est nouveau sous le soleil .

J'aime mes yeux,mes bras,mes mains,ma chair,mon torse
Et mes cheveux amples et blonds
Et je voudrais,par mes poumons,
Boire l'espace entier pour en gonfler ma force (accaparer, retenir en totalité pour soi seul).

Oh ! ces marches à travers bois, plaines,fossés,
Où l'être chante et pleure et crie
Et se dépense avec furie
Et s'enivre de soi ainsi qu'un insensé (se grise, s'enthousiasme, s'exalte, s'emplit d'une sorte d'ivresse des sens, d'une émotion très vive) !

Bien à vous, après ce long silence lié à l'état de santé de ma compagne de toujours, Gerboise et Esiobreg .

vendredi 22 avril 2011

Liaisons,enchaînements des idées,mise en valeur des liens entre les éléments d'un texte,union des faits, articulations* logiques dans votre discours**

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* articulations : modes d'union des divers éléments d'un texte, entre eux ; imbrications, liaisons, assemblages, charnières .
** oral et/ou écrit .

A quoi servent les liaisons méthodiques, cohérentes, naturelles ; quelles sont leurs fonctions dans une phrase, à intérieur d'un même paragraphe, d'un paragraphe à l'autre, entre les différentes parties du texte ?

Elles explicitent et mettent en valeur les liens entre les divers éléments de votre message, elles enrichissent le cheminement de votre pensée, elle structurent les différentes étapes du déroulement de l'exposé de vos idées .

Privilégiez et mettez en valeur la qualité et la structure de votre raisonnement

Chaque énoncé doit s'insérer harmonieusement dans son contexte et « apporter vraiment quelque chose », ce qui est valable pour le fond, mais aussi pour la forme de votre propos .

Nous vous proposons des formules d'annonce, les articulations d'amorce…

Ces formules annoncent ce qui va suivre… Certaines, peuvent aussi souligner que ce qui a été dit ou ce qui va suivre n'est qu'un moment de la pensée, en laissant entendre que celle-ci suivra son cours, et que d'autres éléments seront présentés par la suite .

Voici une série de formules introductives simples :

D'abord, il sera nécessaire de définir les termes techniques permettant de comprendre les mécanismes de cette réaction artificielle minérale à très haute température et à très forte pression : la synthèse du diamant .

En premier lieu, seuls les mots …
Avant toute chose… nous devons préciser les conditions de cette expérience .
Premièrement…
Voici d'abord…
Commençons par… les conditions de température
Notre première idée…
Un premier principe…
Le point de départ doit être…
Je tiens d'abord à vous dire…
Je voudrais d'abord vous dire, exposer, souligner l'idée…
Il me faut d'abord préciser…
Un point initial s'impose…
Voici une remarque liminaire… , placée en tête
En exergue, à cette allocution… , comme présentation; explication que l'on place en tête d'un texte

Puis des annonces sur la progression du raisonnement :

Certaines de ces annonces marquent une gradation ou mieux encore une progression du raisonnement :

En premier lieu …
En second lieu…
D'abord…
Plus encore…
Une première observation…
Un argument encore plus fort…
Il convient d'abord…
Il faut ensuite…
Il importe enfin…

Vous devez remarquer, constater, les triples gradations possibles dans un discours :

1° une gradation temporelle des adverbes :

d'abord ...
ensuite ...
enfin ...

2° une gradation de force croissante des verbes :

il convient ... [ convenir : il est souhaitable de ..., il sied de ..., il y a lieu de ... ]
il faut ... [ falloir : il est nécessaire de ... , on doit ... ]
il importe ... [ importer : avoir de l'importance ... , cela vaut la peine de ... , être de conséquence ... ]

Caractériser le premier terme d'une énumération :

D'une part…
En premier lieu…
Ma première remarque portera sur…
Ma première proposition est le suivant…
Voici ma première proposition pour résoudre ce problème…
Je vous présenterai, proposerai ensuite, une première réflexion ou conclusion partielle…
Voici un premier principe…
Notre premier point est évidemment…
Une première définition s'impose…

Présenter l'annonce d'une alternative :

Ou… ou…
Ou bien… ou bien alors…
Et… et…
Soit… soit…
D'une part… d'autre part…
D'un côté… et de l'autre…
L'un… l'autre…
Les uns… les autres…
Les premiers… les suivants…

Nous poursuivrons, dans un prochain billet, de vous présenter cet ensemble d'outils nécessaires à la bonne édification des textes que vous serez amenés à construire .

Fidèlement vôtre , Esiobreg , la petite soeur de Gerboise. Vous pourrez atteindre le blog de cette dernière en cliquant sur son image, en haut et à gauche de chaque billet d'Esiobreg .


dimanche 17 avril 2011

Chansons, rengaines et airs d'antan . Une réjouissance de l'esprit .




Voici la reproduction du Recto et du Verso de la couverture de l'ouvrage que vous pourrez acquérir pour la modeste somme de 14 , 95 euros .

( vous pouvez agrandir toutes ces images en réalisant un clic gauche sur chacune d'elles; puis revenir chaque fois à la précédente)





En ces temps plus ou moins réjouissant, quel merveilleux petit livre, étourdissant, délicieux, enchanteur (qui charme,qui séduit) , qui est capable de nous transporter de joie, d' admiration, de nous séduire, de nous laisser gagner par un attrait irrésistible ! Il rappelera à certains d'entre nous de nombreux souvenirs d'enfance .

Esiobreg vous recommande de vous procurer cet ouvrage :


"Le Livre des Chansons" de France et d'ailleur de Claudine et Roland Sabatier,a été édité par Gallimard Jeunesse en 2003, et réédité en 2009 . Il vous enchantera . Voici un échantillonnage de son contenu pour vous montrer l'élégance de sa présentation .








Toutes les chansons sont présentées avec leur propre partition ce qui permet de retrouver l'air et ainsi de donner une âme à chacune d'entre- elles ;
















A bientôt, fidèlement vôtre, Esiobreg et Gerboise .